Le sommeil : un thème essentiel dans le développement de l’enfant

Sommeil Mis à jour le 27 juillet 2026 · Lecture : 11 min

Le sommeil chez l’enfant est bien souvent source de préoccupation pour les parents. C’est parce qu’il est vital au bien-être du tout-petit et favorise activement son développement (physique, émotionnel, intellectuel, social) qu’il est aussi important.

Un enfant qui dort bien profitera de sa journée avec sérénité : ses découvertes, son relationnel avec autrui, et une meilleure connaissance de lui-même en seront facilités. À l’inverse, lorsqu’un enfant a mal dormi, cela donne le ton de la journée : le repas, le jeu, le bain, la gestion des émotions deviennent plus difficiles à gérer.

Quels rituels d’endormissement pour démarrer une bonne nuit ?

S’endormir, pour un adulte comme pour un enfant, c’est accepter de renoncer à la réalité qui nous entoure, lâcher prise. Pour certains, ce n’est pas chose facile. Les rituels d’endormissement donnent des repères à l’enfant au moment du coucher et lui permettent de développer un sentiment de sécurité.

Préparer la transition

Verbaliser le passage du temps de jeu au temps de sommeil, pour prévenir et accompagner l’enfant.

Des paroles calmes et réconfortantes

« Je sais que tu es capable de t’endormir », « tu es en sécurité », « je suis là si tu as besoin ».

Une petite lecture

Une série de petites histoires, ou un grand livre — à vous de choisir le format qui convient.

La position de sommeil

Sur le dos au début (préconisé), même si certains enfants aiment être calés sur le côté ou se retournent d’eux-mêmes.

Doudou, sucette ou pouce

Guidez-nous sur les habitudes de votre enfant : nous vous poserons ces questions à l’accueil pour respecter ses rituels.

Contenance ou bercement

Certains enfants ont besoin d’être endormis dans les bras (surtout les premiers mois), d’autres préfèrent être bercés ou s’endormir seuls.

Chansons ou fond sonore

Une chanson en particulier, une veilleuse musicale ou un CD, pour ceux qui n’aiment pas le silence complet.

Porte ouverte ou fermée

Certains enfants ont besoin d’entendre les bruits ambiants de la maison — un signe qu’ils ne sont pas seuls.

Les situations fréquemment rencontrées en crèche

« Surtout, réveillez-le au bout d’une heure, sinon il ne dort pas le soir »

C’est une croyance qui peut s’avérer nuisible : un enfant qui accumule trop de fatigue dans la journée devient vite une « boule de nerfs », et ses émotions s’accroissent au moment du coucher. Un enfant qui dort bien pendant la journée s’endort plus facilement le soir. Jusqu’à 2 ans, les siestes n’ont pas d’impact sur l’endormissement du soir : il n’y a donc pas de raison de réveiller un enfant qui dort. Au-delà, cela se juge au cas par cas. S’il faut réveiller un enfant, cela se fait toujours en douceur, entre deux cycles.

« Quoi ? Il a dormi jusqu’à 17h30 ? Ça va être compliqué pour l’endormir ce soir… »

Formulée à voix haute devant l’enfant, cette angoisse peut devenir un véritable cercle vicieux : plus il y a de pression et de stress autour du sommeil, plus l’enfant le ressent et va dans le sens du parent. Le moment du coucher demande parfois un lâcher-prise de la part du parent, pour éviter que les émotions négatives n’entravent l’endormissement.

« Avant il faisait des siestes de 3h, maintenant 1h ce n’est pas assez »

Le sommeil de l’enfant n’est pas linéaire : il évolue à mesure qu’il grandit. Des cauchemars peuvent aussi apparaître lorsque l’imagination se développe. Ces phases sont souvent temporaires.

« Pourquoi mon enfant ne dort pas ? »

Lorsque des troubles du sommeil apparaissent alors qu’il n’y en avait pas avant, l’idée est de chercher d’où cela peut venir :

  • Est-il douloureux ?
  • A-t-il des angoisses ?
  • Y a-t-il eu des changements à la maison ? (lit de grand, changement de chambre, meuble déplacé…)
  • S’est-il passé quelque chose dans la journée qui a pu le marquer ?

L’enfant vit tellement de choses qui nous paraissent parfois insignifiantes qu’il ne faut pas s’inquiéter si son sommeil est ponctuellement perturbé — cela se règle souvent rapidement, avec de petits rituels rassurants.

Comment répondre aux réveils nocturnes ?

On ne peut pas parler de « bonnes » ou de « mauvaises » habitudes concernant le sommeil de l’enfant. Le sommeil est complexe et ne se contrôle pas. C’est à vous, en tant que parent, de faire vos propres choix selon vos convictions et votre culture.

Si des problèmes d’endormissement ou des réveils nocturnes persistent, il peut être intéressant de creuser plus en profondeur, car le sommeil a une grande part psychologique. Quand nous avons essayé, ensemble, tous les petits outils dont nous disposons, il peut être utile de demander de l’aide extérieure — et surtout de ne pas en avoir honte.

Naturopathe Homéopathie Micro-kinésithérapie Pédopsychiatre

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Nous sommes aussi là si vous avez besoin d’écoute, de soutien et d’accompagnement autour du sommeil de votre enfant — n’hésitez pas à nous en parler lors des transmissions.

Questions fréquentes

Faut-il réveiller un enfant qui fait une longue sieste ?

Jusqu’à 2 ans, les siestes de la journée n’ont pas d’impact sur l’endormissement du soir : il n’y a donc pas de raison de réveiller un enfant qui dort. Au-delà de cet âge, cela se fait au cas par cas selon chaque famille.

Pourquoi mon enfant ne dort plus aussi bien qu’avant ?

Le sommeil de l’enfant n’est pas linéaire : il évolue avec l’âge, ses découvertes et parfois l’apparition de l’imagination (cauchemars). Un changement à la maison peut aussi en être la cause.

Un enfant fatigué s’endort-il plus facilement le soir ?

Non, c’est une idée reçue : un enfant qui accumule trop de fatigue dans la journée devient une « boule de nerfs » et s’endort plus difficilement. Un enfant qui dort bien pendant la journée sera au contraire plus serein le soir.

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